Avr 06

Why did the chicken cross the road?

Dur journée pour le popotin.

Épisode de transport aujourd’hui. Le dernier sprint vers la nature et les poulets qui chantent.

Nous étions supposé nous taper un petit bus de 3h (et sûrement plus) vers Nong Khiaw. Étape numéro 2 du retour à la nature.

Après avoir pris un déjeuner qui passait plus au moins, nous nous sommes tranquillement rendu vers la gare d’autobus. Le mot d’ordre de la journée: on ne se presse pas.

Déjà que les oeufs frits ne passaient pas du tout, je n’allais tout de même pas me les pousser au fond du gorgotton (en fait, Maxime m’a servi de poubelle et a englouti la moitié de mon assiette en plus de la sienne).

Parle parle jase jase avec le propriétaire du guesthouse où nous habitons, il nous dit qu’il ne faut pas trop bretter si on veut se rendre à Nong Khiaw. Okayyyyyy debord.

Tranquillement mais sûrement, nous avons pris un tuk tuk. Tranquillement mais sûrement, nous avons acheté des billets de bus pour Nong Khiaw. Le départ est prévu à 11h et il est 9h05.
Et originalement, il y avait un bus qui partait à 9h.
Damn it.
À 5 minutes près. On aurait presque dû se grouiller un tantinet.

Billet en main, nous réalisons que ce qui nous servira de bus est en fait un tuk tuk pour 8 ou 10 personnes dépendant de la grosseur du postérieur. Une boîte de pickup avec des bancs de carioles de cabanes à sucre

Ça va brasser. C’est sûr.
Une planche de bois recouverte de cuir avec un restant de rembourrage et go… on était parti pour notre périple.
Tsé, quand tu considères attendre debout dehors pour t’épargner le popotin….

Finalement, je ne sais pas trop par quel miracle, mais l’«autobus» était assez plein pour que l’on puisse partir.

Chemin faisant, fesses s’usant, nous avons jasé avec 2 de nos compagnons de périple. Deux français qui sont partis faire le tour du monde pendant un an. Les chanceux. Ils en étaient juste à leur 3e mois de vadrouille. Les pauvres!

Que je les envie!

Ce 3h30 de voyagement a été très difficile pour la circulation des jambes, la peau des fesses, mais fût un régal pour les yeux.

De retour dans les montagnes! Malgré la chaleur, on dirait que l’altitude fait son travail. C’est un peu moins pire!

Un fois arrivés à destination et après avoir usé de diverses stratégies pour faire circuler le sang dans nos membres inférieurs, on s’est fait convaincre de continuer notre périple.

Tant qu’à avoir le popotin endolori aussi bien continuer et prendre le «bateau» pour Muang Ngoy.

La barque à 6 sièges de voitures et le restant des gens se sont assis sur des planches de bois le long du bateau.

C’est pas grave, c’est juste une heure.

AHAHAH!

Il y a une règle en Asie sur les transports: Même si on est vraiment plein et qu’il n’y a plus de place…. il y a toujours de place. Toujours de la place pour une personne. Ou 3 autres. Même si ce sont des grands gaillards de 6 pieds. Faut pas s’inquiéter, ça va rentrer. Genoux dans le front, barque baptisée le Titanic, c’est fou le nombre de secondes qui se trouvent en une heure.

Mais myyyyy Bouddhaaaaaa que c’était beau.

Nous avons fait une croisière pas de luxe dans une carte postale.

Les pics rocheux, la jungle, les water buffalos qui se baignent… C’était sublime.

Et puis, nous sommes arrivés à Muang Ngoy.
Le seul moyen de d’y rendre, c’est par la barque tue-jambe. Pas de route.

Là, on est rendu. Pour….. de bon?

Je ne sais pas, je ne sais plus.
On est bien, la vue est magnifique, la bière est froide.
Que demandez de plus?

La route est en terre, il y a des poules qui traversent le chemin partout.

On a déjà l’intention de se coucher tôt parce qu’on sait très bien que nos voisines les poules en semi-libertées-ont-un-trou-dans-leurs-enclos-faut-coire, vont nous servir de réveil-matin. Ou bien se sera le gecko. Ou bien les criquets qui sonnent comme des sprinklers. On est sur le bord de prendre les paris.

Les enfants prennent leur douche dans le Mékong pendant que leur mère y lave le linge.

Presque par magie, pendant le coucher de soleil,  cet astre bien rouge est allé s’appuyer dans un des creux de la montagne.

C’est beau ici.

On est bien ici.

On vous embrasse d’ici!

Valérie-pu de popotin et Maxime-qui-ne-sent-pu-sa-jambe-mais-pour-une-fois-c’est-correct

PS. On a frappé un poulet sur la route. On peut dire qu’il est allé to the other side en maudit.

5 Comments

  1. Paul et Lise
    2017-04-06 at 16 h 21 min · Répondre

    Bonjour les routards, je savais que muong noy serais un paradis pour vous,
    essayer de vous levez à l’aube pour l’aumône dans la rue, la plus belle qu’il m’a été donnée de voir ….
    Bon séjour
    XxxPaul et Lise

  2. Mom
    2017-04-07 at 4 h 56 min · Répondre

    Je vais aller travailler avec les photos en mémoires, comme ca, je serai zen aujourd’hui,hui! Xxx

  3. Karine
    2017-04-07 at 6 h 38 min · Répondre

    Je rêve juste à vous lire! Profitez-en bien!!!

  4. indy
    2017-04-07 at 16 h 20 min · Répondre

    winrg
    profitez bien du paysage moi j aime bien mes vacances chez les grands parents
    indy

  5. Martine
    2017-04-11 at 20 h 36 min · Répondre

    J’ai lu debout… par empathie!!!

Répondre à Paul et Lise Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *