Avr 14

Tyroliennes et genoux mous

Ça commençait à me chatouiller, à me démanger.
J’avais eu droit uniquement à un petit goût, à un tease, une dégustation.

Et bien, là, je me suis faite payée la traite…..

SPORTIVITÉ, ME VOILÀ!

J’avais une soif d’aventure à travers la jungle, une envie d’émotion dans la nature sauvage, comme une rage de me prendre pour Indiana Jones quand il vole la statue et que la grosse roche roule dans sa direction.

Bref.

Je voulais me sentir brave, vivante, forte…. en fait, j’en ai plus bavé….que… non…..chuuuuut…. chuuuuut…. Je suis une Amazone des temps modernes….presque.

Aujourd’hui, je suis allée me pitcher dans le vide.

AVENTURE, JE SUIS LÀ!

Bon. Tout cela a commencé lorsque j’ai vu qu’il y avait des tyroliennes dans la jungle.

Personnellement, je n’ai pas le vertige. J’adore être sur une plateforme et regarder les gens qui sont tout petits en bas.
Par-contre…..Je n’aime juste pas être lâcher lousse avec une absence de sol en-dessous de moi. J’aime être bien haut dans les airs, je ne veux juste pas sauter en bas. Du bungee ou du saut en parachute, je sais d’avance que je vais haïr ça.

Tout ça pour revenir que j’ai fait plein de tyrolienne dans la forêt. Du zipline, ça va à l’horizontal. Je tiens à le souligner ici présentement.

La grosse annonce à l’agence de tourisme disait qu’on allait faire dix tyroliennes, un pont de singe, marcher sur un fils de fer, faire pleins de jeux aérienne et même un petit trek à travers les rizières. Et un autre chose que je connaissais pas le mot mais le petit bonhomme du dessin avait un harnais et il semblait avoir du plaisir.

J’étais énarvée là!

Un des deux grosses activités que je voulais faire.

L’aventure a commencé vraiment rapidement.
Nous avons fini nos cocos avec la meilleure sauce chili commerciale de la planète et nous nous sommes rendus à l’agence de tourisme.

Nous n’avons même pas eu le temps de déposer notre sac à dos par-terre que nos guides dans le pickup nous disait d’embarquer. Et quand je dis embarquer, ce n’est pas dans les places à l’intérieur du camion. Noooope.

Awaille dans le boîte en arrière. Nous deux, plus 5 autres Laotiens et un allemand, les bouteilles d’eau et l’équipement pour tout le monde. J’ai même voulu me la jouer rodéo et m’assoir sur le rebord du camion. Je pense qu’ils n’ont pas eu trop confiance en moi et ils m’ont installée dans milieu. Pas de cheveux au vent avec une brindille de foin dans la bouche…

C’était quand même un bon plan parce qu’après 4 minutes de route, nous avons laissé tomber la route principale et avons commencé l’ascension de la montagne dans une trail raboteuse.

Je sais pas si c’est quand nous avons traversé un ruisseau comme dans une annonce de camion ou bien quand un des asiatiques m’a tombé dessus parce qu’on a grimpé sur une roche, mais je me suis dit que j’étais à une moustache et un chapeau de cowboy de devenir une vraie rangers.

Après 45 minutes de route, nous sommes arrivés au début de notre trajet. Et bien surprise, Max et moi étions les seuls à avoir pris la journée complète. Du coup, nous avons eu droit à un tour privé! Deux guides pour nous seul!

Ils n’avaient peut-être pas en haut de vingt ans les deux, mais au moins, on était surveillé de près!

Et là, le gros plaisir a commencé!

J’ai déjà fait arbres en arbres à plusieurs reprise et je sais comment faire la gestion de mes mousquetons.

Sauf que, au grand jamais, je n’ai eu besoin de faire la gestion d’un FREIN!

Ahhhh le Laos.

Jamais de cordons de sécurité, jamais d’avertissement de ne pas courir sur le bord de la piscine ou de ne pas s’aventurer dans une grotte sans flashlight.
Si tu te pètes la gueule, c’est de TA faute.

Donc, pour en revenir aux tyroliennes, c’est la même chose qu’à la maison, sauf que, tu vas plus vite, elle dure franchement plus longtemps et si tu ne regardes pas où tu vas, tu peux te prendre une feuille de bananier en pleine tronche. Et tu dois freiner.

«If you can’t brake, don’t worry, we catch you. »

Avez-vous déjà vu un missile frisé vous autres?

Du gros plaisir, nous en avons eu!

Se promener entres les gros arbres avec la vue sur les montagnes, c’était de l’aventure comme j’en voulais.

Nous avons pris notre padthaï dans une maison dans les arbres (hihihihi… je n’étais surtout pas comme une gamine!) et ensuite, nous avons passé le pont de singe….. et après nous avons découvert ce que faisait le petit bonhomme heureux de l’affiche.

De la descente en rappel!!!
Ahhhhh ben ouais.

Okay.

Je me fais attaché par mes deux ados presque pré-pubères et je me fais expliquer le tout. Pousse avec tes pieds et tout va bien aller.
Bon. Je vais être honnête, j’avais un peu beaucoup la chienne. Mais j’étais une Ranger-Cowboy-Aventurière alors je me devais d’être brave.
Donc, Gamin numéro1 en bas m’a fait descendre tout doucement la plateforme.
Tout allait bien.
Trop bien.
Il a alors eu la brillante idée de me faire tomber en chute de 5 mètres.

De la CHUTE LIBRE pendant une demie seconde.

Juste assez pour que mon coeur reste au-dessus de moi.

Je n’ai pas juste crié parce que j’ai eu peur. J’ai crié pour ma vie. Je pense que tous les animaux de la jungle ont arrêter de jacasser un instant.

J’ai tellement eu peur que mon cerveau a arrêté de fonctionner. Je suis tombée en mode auto-défense-réflexe de survie. Tout ce que je sais c’est que j’essayais de pousser avec mes jambes et que je kickais tellement n’importe où que j’ai failli me coincer la jambe entre deux branches.

J’ai donné des petits becs au sol quand je l’ai finalement senti stable sous mes pieds. J’avais les jambes molles et ma vision ne fonctionnait que partiellement.

Sti que j’ai eu peur.

Mes des ados, eux, pleuraient de rire.

Évidement.

J’ai du rendre mon étoile de shérif-ranger et mon chapeau de cowboy. Je ne suis pas vraiment brave dans le fond.

Et alors que je peinais à me remettre de mes émotions, Maxime est attéri à côté de moi, tel un ninja pratiquement sans bruit sous les félicitations des guides.

«As-tu eu peur Chériiiiiiiie?» J’ai failli le kicker dans les rotules.

Il nous restait encore quelques tyroliennes à faire pour me redonner de la confiance. C’était toujours aussi beau, toujours aussi grandiose. Une tyrolienne de 500m, tu as le temps de te prendre pour Tarzan!

Et alors que je disais que tout allait bien finir….je l’ai aperçu au loin.

Une autre puuuutin de descente en rappel. Et plus haute encore.

Je suis persuadée que les gamins-guides ont complotés.
Allez savoir pourquoi, ils m’ont accroché dans le dos. Sauf que je savais très bien ce qui m’attendait.
Et je ne voulais plus du tout faire ma brave.

Je suis une moumoume, je m’assume, je ne veux plus faire de descente en rappel.

Je crois que le moyen de le faire était de marcher tout bonnement dans le vide.

Ma technique aura été de m’accroché à tous les petits bouts de corde que j’ai trouvé…

J’ai presque pleuré alors qu’il me faisait descendre tout doucement de la plateforme. C’est correct de faire peur aux touristes, mais il ne faut pas les blesser tout de même.
Et une fois que le guide m’ai dit 8 fois de lâcher la corde au-dessus de moi (j’ai la tête dure même si ça sert à rien dans une situation comme ça), j’ai décidé de m’agripper de toutes mes forces à mon harnais.
« No, no, open your arms. Like a bird.»

« I’M NOOOOOOT AAAAAAA BIIIIIIIIRD!!»

La seconde que mes mains ont lâché le harnais, je me suis transformé en «oézo» qui pique du nez. Direction, 10 mètres plus bas.

C’est tellement l’fun quand ta vie se retrouve entre les mains d’un garçon qui va encore au secondaire.

La vérité, est-ce que je me suis fait bobo mis à part mon orgueil? Nooooope.

Est-ce que j’ai eu la chienne de ma vie et je mets un gros X sur le bungee et le saut en parachute? Oui, et avec une certitude inébranlable.

Max m’a aidé à enlever mon harnais parce que j’avais les jambes molles et puis, entouré de papillons, nous avons pris une petite pause avant notre trek.

Et bien oui, c’était pas encore assez de sportivité.

Nous avons pris la clé des champs au plutôt, des rizières.

Un petit 38 degrés en plus de l’humidité, c’est toujours le meilleur moment pour marcher pendant une heure.

Je ne sais pas si c’est les vaches qui se baignaient les ruisseaux ou les montagnes brumeuses, mais il y avait quelques choses de tellement zen la-dedans.

Mon coeur battait peut-être fort à cause de l’effort mais on dirait qu’il battait lentement, comme la vie au Laos.

Maxime-l’araignée et Valérie-la-larve

2 Comments

  1. Mom
    2017-04-14 at 18 h 35 min · Répondre

    Hi! hi!,je suis tordue de rire, mais je t’assure, maintenant tu peut faire un saut de parachute, la sensation est inexplicable,tellement c’est Zen.

  2. Danielle Mayer
    2017-04-15 at 11 h 22 min · Répondre

    Hihihihi…ahhhhhhh! J’ai mal au ventre tellement je ri.

    J’aurais aimé voir des photos de tout ça, cependant mon imagination fonctionne très bien vue les explications.

    Je ri encore….

    Je vous aime

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