Jan 14

Toasts au pain brun et retrouvailles

GoooOOOOood MoooOOOorning Miiiiiiiiiss!

C’est le bruit des coqs qui m’ont tiré de mon 4h de sommeil. Hey là là.

Pas trop en forme la fille. Et je ne dors plus. Peeeeentoute.

Motivée, mais pas optimale disons.

Et mon sandwich déjeuné que je pensais être une classique omelette dans un pain baguette m’a fait rappelé ce qu’on m’avait dit de la cuisine philippienne. C’est pas vargeux. Tu manges parce que tu as faim.

Un oeuf entre deux tranches de pain brun et des morceaux de concombre qui n’avait aucun rapport la. Pas de mayo, pas de beurre, pas d’amour.

C’est pas ce voyage si que je vais vous parler seulement de bouffe. La bière par-contre… Ça on en rejasera.

C’est l’estomac rempli que j’ai fait mes bagages et que je suis partie en direction de auberge de jeunesse.

Je m’étais dit que d’avoir une nuit dans une chambre seule avec un salle de bain privée, ça pourrait aider à me remettre de mon jetlag. L’idée était bonne, mais le résultat peu concluant.

Quoiqu’il en soit, j’ai calculé que de marcher d’une place à l’autre serait un bon moyen d’explorer la ville.

C’est en flânant à travers les dédales de minuscules ruelles que j’ai découvert la différence avec les Philippines et les autres pays d’Asie.

Premièrement, tout est écrit en anglais ou bien avec des lettres qu’on est capable de lire. Et les rues ont des noms espagnols. Et les Philippiens parlent anglais.

Ensuite, les enfants sont particulièrement adorables. J’ai failli en mettre 2 dans mes valises.

Physiquement parlant, la population a plus l’air mexicaine qu’asiatique. Ils ont une petite bouille bien ronde et des grands yeux bruns. Et des sourires, ouf que j’en ai eu.

Chaque passant se faisant une mission de me souhaiter un bon matin.

Parce qu’il y a bien une chose qui ne change pas, c’est que ça paraît que je ne viens pas du coin.

Après avoir marcher une demi heure et être tomber en amour avec un nouveau pays, je suis finalement arrivée à l’hostel. J’ai déposé mes bagages avec la mission d’aller retrouver mes belles ruelles pour les prendre en photo.

C’est donc ainsi que je me suis mise à errer dans les rues en laissant mon coeur guider mes pieds.

Un grand coup de foudre je vous dis!

Et peut-être que le massage suédois de qualité pour la somme astronomique de 7,50$ y est pour quelque chose.

Je devrais revenir fitness et détendue de ce voyage-là. Si j’en reste à la bière light par-contre.

Parce qu’en attendant l’arrivée de Mister C, j’ai fait la connaissance des autres résidents du Pink Manila Hostel en m’accompagnant de la Red Horse, la bière forte philippienne qui promet un beau mal de tête peu importe la quantité que tu bois.

J’avais beau surveillé la porte toutes les 5 minutes et mon cellulaire sans arrêt, mais Cédric n’arrivait toujours pas. Il était rendu tard, genre 1h trop tard et une bière de trop. J’étais bien stressée.

C’est donc quand une certaine madame Philippienne m’a contacté sur Facebook, je me suis bien rendue compte que quelque chose clochait.

Cédric trouvait pas l’adresse. Surprise.

Je lui ai donné rendez-vous à l’intersection de l’hostel.

Entre-temps, la madame m’avait donné un numéro de téléphone pour la rejoindre et la réceptionniste de notre hôtel a pu m’annoncer qu’il était au 7/11 du coin. J’ai jamais couru aussi vite en babouche de toute ma vie. Je vais le trouver.

Arrivée au fameux dépanneur, une madame m’accroche.

Are you his sister?

Ben quin! On a pas pris le même chemin. Zut.

Elle me montre la rue qu’il a pris et je continue de courir avec la trame sonore d’en Souvenir des Titans en tête. Je vais ben finir par le trouver.

Je croise des enfants qui jouent au Basket, perd une babouche en chemin, mais pas grave, je vais le trouver.

En zigzagant entre les voitures, je l’ai vu au loin. Grogneux, hangover, faché. Mais en vie.

Je lui ai sauté dans les bras en arrivant.

Je l’ai trouvé.

Il a monté à l’auberge en réalisant qu’il avait été dans l’entrée du bâtiment mais qu’il n’avait pas arrêté un bon étage et qu’il était juste reparti.

Quand il est finalement arrivé à la bonne place et qu’il a vu la piscine, la bière avec son nom dessus et le bel accueil, le sourire lui ai revenu.

Il a fini par me raconter sa journée de marde.

Il avait bien fêté son départ avec ses amis qu’il s’était fait en Thaïlande la veille. S’il avait dormi une heure, c’est bon. Il avait manqué perdre connaissance dans l’avion, avait embarqué dans un taxi qu’il l’avait déposé au mauvais hôtel, avait fait la file pendant une heure dans le lobby de l’hôtel parce qu’il y avait un mariage, avait appris que finalement il n’étais pas à la bonne place, avait pris un deuxième taxi qui ne savait pas où était l’hôtel, avait cherché du wifi pour me contacter, s’était fait virer de bord au café internet et que finalement, il avait trouvé une madame qu’il l’avait pris en pitié et qu’il m’avait trouvé sur Facebook.

Mais là, on avait une incroyable partie de Fuck the dealer qui commençait avec Manon la Française, Mody l’iranien, Kelly et Denise le couple d’Edmonton qui me faisaient beaucoup

penser à mes parents et là, il pouvait oublié le mauvais départ et apprécié le moment.

On a ri. On a bu. Et on a mangé la meilleure bouffe mexicaine au monde.

Faut ben être aux Philippines pour manger des tacos de fou.

Bref, tout va bien.

Valou au teint rouge et Cédric au teint vert.

1 Comment

  1. Danielle
    2018-01-14 at 22 h 47 min · Répondre

    Tout est bien, qui fini bien! Tu l’a enfin trouver!!

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