Avr 19
_DSC2402 - Edited

Sapa dans les nuages

Après une nuit fantastique (merci couverture chauffante!), nous nous sommes réveillés avec le doux son de la pluie et du tonnerre.
C’est pas bon ça.

On pensait que ça allait durer juste la nuit et qu’au petit matin, nous pourrions voir le soleil.

Mais ce n’est pas ça qui se passe.
Nous sommes donc allés manger en espérant que ça passe.

Il y a tellement de brouillard, c’est à se demander si nous ne sommes pas dans un nuage. Nous ne voyons pas 5 mètres en avant de nous. Les natifs de la région utilisent leurs klaxons et leurs ‘hasards’ pour se faire voir et ainsi de ne pas se rentrer dedans sur la route. Nous ne voyons absolument rien.  
C’est la première fois qu’il pleut et malgré le fait que nous aillons des imperméables, vu que notre but était de partir en scooter pour plusieurs jours, nous ne pouvons pas vraiment aller dehors.

Nous allons vérifié les prévisions météo. En une heure, nous sommes devenu de petits météologues. Cellules orageuses et pression atmosphérique, on réalise que le soleil ne reviendra pas tout de suite.

Ohhhhhh noooooo….

Pluie et orage pour encore au moins 3 jours.
Ceux que nous avons besoin pour partir à l’aventure.
Zut zut zut!
Nous essayons de trouver une alternative.
Il est hors de question de conduire un scooter dans les montagnes, en plein déluge, avec pas beaucoup de milage d’expérience. Ça peut être très glissant et vu que de toute façon on voit absolument rien, on pourrait trop facilement prendre le décor. Et on ne parle même pas des risques de pneumonie encore là.
Bon.
Rester à Sapa pour écouter la télé, ça me tente plus ou moins.
Qu’est-ce qu’on fait? On se déplace? On change de région?

Alors que nous sommes déchirés pour savoir ce que allons faire pour les quatre prochains jours.
Est-ce qu’on va plus vers l’Est même si c’est beaucoup de voyagement ? Ou bien on retourne à Hanoi et on fait des expéditions à partir de là? Est-ce qu’on attend?
Et moi, faire du surplace, surtout en vacances, ça me fait lever le poils sur le bras.

Nous avons pesé le pour et le contre, regarder dehors pour une 40e fois, re-regarder la météo.
Et finalement, nous avons décidé de retourner à Hanoi, la capitale du Vietnam.

De là, nous pourrons aller à Mai Chau si l’envie nous prend de retourner dans les rizières et nous pourrons aussi faire un cours de cuisine que nous n’avions pas eu le temps de faire.
C’est tout de même le coeur gros que nous allons acheter nos billets de bus pour le soir même.

Nous rassemblons ensuite nos bagages et on se dit qu’au pire, on peut continuer à magasiner même s’il pleut.

On appelle ça la loi de la fatalité je crois.

Quand nous sommes sorti dehors avec nos impérméables, prêt à se faire mouiller, la pluie a cessé.

Bon. C’est encore nuageux pas mal mais on pourrait essayer de marcher vers le village de Cat Cat qui n’est pas trop loin.

Nous avons commencé la descente vers le petit village qui se trouve à 3km. Nous avons arrêté dans les petites boutiques tout le long, pris notre temps parce que c’est boueux et glissant.
Et le soleil est sorti. Il a même fait disparaître une partie des nuages.
TU ME NIAISES?!?!?

Mais c’est trop tard là!

Nos billets sont déjà achetés!
En même temps, si nous sommes pour se faire prendre par un orage au plein milieu de la journée, nous ne serons pas plus avancé si nous sommes en moto.
Mais pareil. C’est frustrant!
Je vois du ciel bleu pour la première depuis Hoi An!

Nous avons donc décidé de profiter de la journée à fond, de prendre 5h au lieu de 3h pour visiter le village.
Nous nous sommes perdus à travers les petits sentier qui zizaguent à travers les petites maisons, nous avons même goûté du jerky de buffle, et appris comment les femmes fesaient leur fameuse couvertures/foulards/broderies qu’elles tentent de vendre aux touristes.
C’est du travail de moine!
Elles tissent le chanvre, apposent de la cire d’abeille pour y ajouter de jolis motifs, teignent le tout souvent avec les pigments des feuilles d’indigo en les trempant plusieurs fois par jour dans de grosses jantes remplis d’encre. Le processus prend un mois juste pour la teinture. Et ensuite, dépendant dépendant du projet qu’elles font, elles brodent de minuscules motifs multicolores.

J’ai vraiment failli acheté une couverture. Mais ne sachant aucunement où nous allions la mettre et sachant l’amour de Indie-le-chat pour faire ses griffes dans les couvertures auxquelles nous tenons, je m’en suis tenue à un foulard. Moi et mes foulards han!

Nous avons de petites chutes, vu un système d’irrigation plus que futé et surtout, nous nous sommes régalés les yeux de paysages.
C’est vraiment magnifique les rizières.

Elles ne sont pas encore vertes claires car le riz vient à peine planté mais de voir tous ces étages à s’étendent dans les montagnes.
C’est sublime.
Et après avoir pris 40 000 photos et vu que les gros nuages gris s’en venait, nous sommes remontés à Sapa.
Oui oui. Remontée. Sportivité un jour, sportivité toujours.
Nous sommes ensuite allé souper au même resto que la veille, toujours avec la vue sur les rizières. Et le brouillard s’est ensuite levé. De retour dans notre nuage.

Finito les rizières, c’était plus qu’agréable de les voir, même si ce n’était que pour un court instant.

-Max et Valou qui retournent à la civilisation

3 Comments

  1. Mom
    2016-04-20 at 8 h 12 min · Répondre

    Wow! J’ai pas de mots tellement c’est magnifique ,gigantesque! Allez mes sportifs, malgré la déception qui vous habités, il y a autre choses qui vous attends. Indie doit bien s’ennuyer de vous!

  2. Les parents de Cha,bly
    2016-04-20 at 16 h 23 min · Répondre

    Les paysages sont…sans mots..
    Y’a pas juste Indie qui s’ennuie de vous…ça commence à être long sans vous.

    On vous aime,

    Les parents de Chambly

  3. lucie
    2016-04-24 at 9 h 23 min · Répondre

    Ohhhhhhhh
    Ahhhhhhhhhhh
    que c’est beau
    Marrainexxx

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *