Avr 29

Railay : L’amour au soleil

Les 3M (Mathieu, Marie et Maxime) et moi-même avions un rendez-vous dans le lobby de l’hôtel à 4h.

C’est tôt 4h. On avait pas les yeux complètement décollés et on s’exprimait par monosyllabe lorsque nous avons empilés nos sacs à dos dans le taxi pour l’aéroport.

Nos sacs à dos étaient fait depuis la veille et une quantité impressionnante de curry était restée dans les frigos de l’hôtel mais il était temps de partir.

Il fallait que j’essaie de faire griller ma bédaine. Et ça, c’est tout un projet. On part de la base. La blancheur absolue. Le teint de Casper. Ma section albinos. En même temps, je dis ça, mais je crois que mon bedon était quand même plus coloré que Mathieu dans son ensemble. Il était temps qu’on aille se donner un petit look de personne en vacances.

Nous avons donc décollé du Nord de la Thaïlande à 6h30. À 8h, nous avons sorti de l’avion, à 8h45 nous étions dans un taxi et à 9h20, nous attendions notre bateau pour Railay. Et tout ça, avec un seul café.

Bon, il goûtait un peu la dynamite et il était servi par la Thaï la plus bête de l’humanité, mais ça dû fonctionner.

On était productif. Et collant.
Parce que s’il avait fait chaud dans le Nord, on avait pas encore rencontré le Sud.

Nous avons pris le premier resort avec un tarif acceptable et nous nous sommes garrochés dans la piscine.

J’ai menti.

Nous avons décollés nos sacs à dos de notre chambre, les avons déposer dans nos chambres. Puis, nous avons analyser les dommages:  Ouep, nos sacs à dos sont rendu mouillés de notre suer. Nous sommes ensuite allés chercher un sandwich à Max parce qu’il s’en venait grincheux, nous avons acheté des bières au dépanneur, nous avons réalisé qu’elle était 2 fois plus cher qu’avant et ensuiiiiite nous sommes allés dans la piscine.

À 11h, on faisait les lézards dans le peu profond en essayant de trouver du courage pour aller à la plage.

Pas facile quand tu as vue sur la magnifitque falaise, un palmier qui te fait de l’ombre et environ 5h de sommeil.

Mais on y est arrivé.

Nous avons trouvé un minuscule dépanneur en dehors des rues passantes qui vendait les trucs à un prix correct. En fait, c’est le deal sur la bière qui nous a surtout intéressé.

À Paï, on achetait nos bières de piscine pour 35 baht (1,40$)  la cannette. Rendu à Railay, elle était 60 bahts (2,40$) un peu partout. Du coup, quand on a réalisé que la petite madame vendait ses cannettes en trio choc de 3 pour 120 bahts, on a décidé de retenir les heures d’ouverture du petit magasin. Je pense qu’elle nous reconnaissait.
En fait, une fois, Maxime a un peu manqué une marche et à failli partir avec son étalage de tits biscuits, c’est souvent assez pour marquer les esprits. Elle nous voyait arriver et elle commençait tout de suite à mettre des bières dans un sac… et un paquet de biscuit au coconut pour la route.

Direction Railay Ouest. La plage était magnifique. Vraiment.

Aussi beau que la Baie d’Halong avec de la plage en prime. Et de la chaleur. Et de l’eau chaude.

J’ai tu dis qu’elle était chaude?

Le spa de mes parents est moins chaud.

Je vous jure.

Je sais pas si c’est le restant de coups de soleil ou bien si l’eau salée en contact avec nos pores de peau ouverts au maximum mais l’eau faisait presque mal en y entrant.
Tsé quand il fait presque 38 degré dehors et que tu vois l’eau turquoise devant tes yeux et que tu cours presque au ralenti avec une musique conquérante qui joue dans ta tête.
Il y a des enfants qui rient et des oiseaux qui volent au-dessus de nos têtes.

Et alors que tu penses plonger dans une belle eau fraîche et rafraichissante, et ben non, c’est encore plus chaud.

S’tu une joke là?

Voyons donc que c’est chaud de même.

Faut que je laisse le temps à ma peau de s’habituer sinon je vais me brûler.
Je fonds sur le bord de la plage et dans la mer. On dirait un mauvais gag.

Et pendant que je sacre contre l’eau trop chaude (non mais, faut tu que je me plaigne avec ma vie trop belle!) je réalise qu’il y a du monde qui font de l’escalade.

Heille le monde en forme et motivé, calmez-vous! On meurt ici! Je sue plus vite que la quantité d’eau que je calle. L’eau dans ma bouteille pourrait servi à cuire des nouilles instantanées et ça fait 1h qu’elle est sortie du frigo.

J’entends ma peau qui grésille sous le soleil malgré mes trois couches de crème solaire qui coulent le long de mes bras au lieu de rester en place.

Mais, on s’est dit que pour aujourd’hui, l’important, c’est de participer.

Oui je vais pogner une autre coups de soleil sûrement avec des nouveaux motifs, mais au moins, on aura essayé.

-Vos 4 steaks saignants mais pas pour longtemps-

Ps. On fait même pas pitié. On le sait.
C’est trop beau ici. On se baigne dans une carte postale, on mange des frites et on joue avec des bébés chats.

Le paradis, ça doit ben ressembler à ça.

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