Jan 20

Manille la chinoise

Réveil matin, 5h, je me réveille comme une fleeeeeeur.

GOOOOOD MOOOORNING!

Là, je suis définitivement en forme.

Trop matinale, mais ça va!
J’ai quand même pu boire un autre café pas décaf celui-là en compagnie de Denise. Elle est devenue ma petite maman de voyage. Elle était tout heureuse de me montrer les photos de prouesse gastronomique de Cédric de la veille. J’avais pas encore finie de me décoller les yeux et déjà, je savais que j’avais manqué toute une soirée. Il y avait 2 autres voyageurs qui picolaient encore et un endormi dans un coin dans un équilibre précaire.

Cédric est venu me rejoindre au alentour de 9h30, complètement anéanti. La partie de golf qu’il voulait jouer est partie retrouvée les coquilles de balou dans la poubelle.

A la place nous avons décidé de réutiliser le taxi pour aller à Makati. Allez savoir comment, on s’est ramassé dans un gigantesque centre-commerciale. On aurait dit les promenades Saint-Bruno. On a vu plus exotique disons.

On a mangé une excellente pizza dans le but d’essayer de replacer l’estomac de Cédric et nous sommes parti essayer de trouver un parc question de se dépayser un tantinet. Juste trouver le moyen de partir de là-bas a été compliqué. On tournait autour de la bâtisse au lieu s’en éloigner. Il y avait toujours une nouvelle aile, toujours d’autre traverse de taxi. Et lorsqu’enfin nous avons trouvé le moyen de se pousser ce bordel, Cédric a changé légèrement de couleur.

-Je dois prendre une pause. J’ai une petite crampette. Je ne veux pas aller faire caca au restaurant!!!!!

DE LA MARDE ON RETOURNE AU CENTRE D’ACHAT.

Juste le voir marcher les fesses serrés avec en s’appuyant nonchalamment sur les poteaux fût suffisant pour m’empêcher d’avancer tellement je riais.

Ce qui pour lui a du lui sembler une éternité, nous avons trouvé une entrée pour le centre commerciale.
Rossetta a beau ressembler aux promenades Saint-Bruno, il y a tout de même une petite différence.
Il n’y pas des toilettes un peu partout.
Et plus on les cherchait, et plus les yeux de Cédric devenaient gros.
On a fait le tour des escaliers roulants 2 fois et Cédric commençait presque à suer.
Finalement, les toilettes se trouvaient au fond de grand magasin spécialisé dans la vente d’objet typiquement philippiniens. Fallait être un habitué pour savoir quand même.

Cédric a sprinté aux toilettes en me laissant le sac à dos. Il était en mission: allez exploser aux toilettes en paix.
Malheureusement pour lui, le petit monsieur du lavage était là, accoté sur le dispenseur de papier de toilette que Cédric n’a clairement pas vu.
Et oui, il faut se faire une petite réserve avant d’aller bouletter.

Et le plan B pour le papier, c’était moi qui l’avait dans le sac.
Mon entraînement d’abdos par le rire est bien entamé. Je devrais avoir le ventre plat de Gwyneth Paltrow d’ici 2 semaines.


Et après en avoir eu son quota de Makiti, nous avons pris un autre taxi pour le quartier chinois. 45 minutes de taxi, 5$.

Et le plaisir de se promener dans les rues les plus achalandées. Les rues sont tellement étroites qu’il n’y a plus de voiture qui passent, seulement les petites motos. Chaque rues possèdent des banderoles multicolores, il y a des enfants qui courent partout et des poules en liberté. C’est le bordel et on a un plaisir fou. Tout le monde nous disaient Bonjour et on sentait presque comme des rockstars.

Sauf qu’après un moment, les sandales ont commencées à être bien lourdes.

On voulait juste rentrer à la maison pour relaxer avant d’aller prendre un bus de nuit.

Et plus on essayait de trouver un taxi et plus le rues rapetissaient.
On a fini par trouvé une plus grosse route près d’un port un peu louche.
Pour vrai, j’aurais pas vraiment voulu me retrouver là le soir.

Il y avait un seul taxi qui après négociations ne voulait pas partir son meter. Et il nous chargeait 10$ pour faire un trajet plus court. Nooooon mais, l’arnaque, ça va!

Alors nous sommes descendus du taxi au milieu de notre endroit louche.
Et dès que le taxi a été hors de porté de vue, nous nous sommes bien rendu compte que finalement, ça aurait peut-être valu la peine de le prendre.
On a pas été un peu con la dessus? Ouep. Définitivement.

Nous avons fini par retrouver notre chemin à travers le dédales de rues en usant notre patience et les dernières ficelles qui retenaient les sandales de Cédric.

Et une fois à l’endroit où nous sommes débarqués, on réalise une autre chose: il n’y a pas de taxi.
Seulement des petits moto taxis.

Et comme on voulait vraiment retourné à la maison, nous avons fini par payé 7$.
Dans le fond, pour sauver 3$, on a marché 1h et on s’est remplis les poumons de poussière au lieu d’être à l’air climatisée.

-Ouin, mes crottes de nez vont être noires longtemps.

On a pensé que la moto allait exploser avant de se rendre et on a aspiré une quantité impressionnante de boucane.

-Manille, ça sent comme Bangkok, gaz, mazoute et une petite touche de mangue.

Nous avons pu prendre une petite bière bien méritée à notre hostel en écoutant du très mauvais karaoké. Et puis, nous avons repris le taxi pour aller au terminus d’autobus.

Et dans ce taxi-là, au moins une bouteille de concentré de tit sapin avait été échappé sur la banquette. Ça sentait tellement le parfum qu’on a fini par le goûter.

-Au moins, on devrait sentir bon de la bouche.


Et nous sommes finalement embarqué dans l’autobus de nuit. J’en ai fait beaucoup des trajets du bus de nuit et je peux dire que c’est officiellement le pire.

Pas de siège lit, juste des bancs un peu défoncés qui se penchent légèrement. Et pour éviter la condensation dans les fenêtres, ils gardent l’autobus à 13 degrés.

Avec mes shorts et mon foulard, dire que j’ai froid serait mentir. J’ai flirté avec l’hypothermie.

Cédric et moi, on s’est jamais collé comme ça. Tsé, quand tu coordonnes ton changement de bord de jambes pour pouvoir rester le plus collé possible, ça s’appelle de la survie en autobus.

Mais au moins, quand le soleil s’est levé à travers le montagne et qu’on a vu tranquillement les rizières apparaîtrent sous nos yeux, on s’est dit que tout cela valait définitivement la peine.

Valérie et Cédric – vos deux pogos les plus gelés de la boîte

1 Comment

  1. Danielle
    2018-01-21 at 9 h 39 min · Répondre

    Cédric, désoler, j’aurais autant rit que val, pour tes besoins personnel. Hi! Hi! Hi!

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