Avr 14

Les 100 chutes et la chèvre

J’avais les pieds pleins d’ampoule, Maxime se découvrait des nouveaux muscles et on va se le dire, on était endoloris en maudit, mais vu qu’on avait réservé la veille sans vérifier l’état de nos courbatures, il était trop tard…

SPORTIVITÉ PARTIE 2! L’édition mouillée!

Il faisait toujours aussi chaud, l’humidité était toujours aussi présente mais c’était pas grave, parce qu’on allait grimper des chuuuuuutes d’eau!

Le 100 Waterfalls consiste à mettre des beaux souliers d’eau et se la jouer saumons qui fraient, c’est à dire, remontrer le courant.

Mais avant la récompense, il faut faire une magnifique croisière sur la rivière pendant un petit 45 minutes et puis, on arrive dans un petit village. Très petit village. Un magasin général et un école primaire. Pour le restant, il y a de toutes petites maisons, une bécosse extérieure et une quantité impressionnante de poules.

Les enfants courent partout et les chiens cherchent une place à l’ombre. Il fait tellement chaud que tout le village est poussiéreux. Et non, pas de route, pas de gazon. Quelques petits buissons au travers du sol rouge. Et un gros arbre sinueux sous lequel s’abrite une maman qui allaite son petit.

Quand nous sommes passés le matin, une bonne partie du village s’était rassemblé pour découper ce que je pensais être un buffalo.

«Nooooo, it’s a goat!»
On va vous le dire, il y a un quantité impressionnante de viande sur la petite bête.

Le village traversé, on se mets en marche à travers les rizières asséchées. À partir de mois de juin, il va commencer à pleuvoir, mais en attendant, les carrés de terre reste en jachère.

Nous avons croisé d’autres grosses vaches et de chèvres qui ne se doutaient pas du sort que subissait leur consoeur.

J’ai même essayé de flatter un cochon presque aussi petit que mes sandales. Bon, je porte du 10, ça fait des gros souliers mais de petits cochons.

Nous avons vu des champs tout brulés pour la préparer la plantation des légumes. Ça l’air que le feu, c’est plus rapide que d’arracher le tout.

Et puis, une heure plus tard, la récompense arrivait!

Les chutes!

De l’eau à parfaite température! Et claire! Et si on marchait dans les gros courants, nos souliers collaient vraiment bien aux roches! J’ai fait exprès de me mouiller, j’ai essayer de grimper partout, nous avons chercher les petits poissons dans les lagons et les crabes bleus-verts cachés parmi les roches.

Du gros bonheur pur!

Maxime s’est lavé dans la chute qui, sur le coup, semblait soudain bien froide. On a pu s’enlever toute la saleté qu’on avait accumulé pendant notre petite marche.

Bien propre, bien rafraîchi.

Mais il fallait revenir.

Entre temps, nous avions rattrapés par une petite famille bien mal chaussée pour l’activité. Tsé quand tu essaies de garder des souliers de course au sec, grimper les chutes devient soudainement plus chiant. Ça ne s’appelle plus grimper les chutes mais plus saute de roche en roche en esquivant l’eau. Pas aussi l’fun que de passer bord en bord de grosses chutes en escaladant la paroi, je peux vous le garantir.
Et puis, peu de temps après nous, c’est deux françaises qui sont venu pic-niquer près des chutes.

Après avoir manger une trop grosse portion de nouille, nous avons pris le chemin du retour.

Nous avons retraversé les champs, les montagnes et les ruisseaux. Nous nous sommes même fait attaquer par des fourmis rouges. Ça pique en maudit! Pas un petit ouille, je crois que quelque chose me picosse.
C’est un gros ayoye et tu cherches en maudit ce qu’il vient de partir avec une bouchée de ton mollet.

Et alors que Maxime me disait qu’il avait dont hâte de boire une bonne bière froide, nous sommes arrivés au village.

Et nous avons rencontré l’hospitalité Laotienne. Imprévu de même!

En fait, il y avait de la grande visite au village. La soeur de quelqu’un était venue en visite et il avait été décidé qu’une chèvre devait servir de buffet.

Des tables ont été rassemblées devant le magasin général et ils ont branché les gros speakers sur une batterie de moto et le party a pogné.

Nous n’avions même pas fini de traverser le village au complet que 3 chaises se sont rajoutés autour de la table.

Les Françaises qui étaient arrivées 10 minutes avant nous en étant déjà à leur 2e tournée de Lao-Lao.

Sur la table, il y avait de la chèvre et tous ses dérivés.

Morceaux de chèvre dans le curry, chèvre fumé/séché, gelée de sang de chèvre, chèvre en tartare aussi…..non-haché (c’est juste des morceaux de chèvres pas cuits ça) et tête de chèvre en concassé.

Le tout accompagné de riz collant et de fines herbes.

Et bon, nous avons appris quelques trucs sur la culture du Laos.
Tout d’abord, lorsqu’on boit un verre avec des gens, on achète une bière et on reçoit un verre. Même si on est 5.

La tradition veut que chacun notre tour, on reçoivent un verre et qu’on le boive le plus rapidement possible pour qu’on puisse le redonner le verre à quelqu’un d’autre.

Du coup, c’est plus convivial, on boit par intervalle et on se fait un système immunitaire de la mort.

Mais comme je disais, la fête allait de bon train.

Et entre les shooters de bière, il y avait aussi, parfois, à notre grand malheur (sauf Max) des shooters de Lao-Lao.
Le lao-lao, c’est de l’alcool de riz fait maison avec un soupçon de trop fort et une bonne dose de pas bon.

Max, lui, le dégustait.

Moi, je parlais en crachant le temps ma gorge me pardonne d’avoir bu cet infâme liquide.

On s’est rapidement lié d’amitié avec Caroline et Camille, les deux françaises.

Elles nous ont expliqué que le monsieur qui nous faisait boire sans arrêt, était en fait leur chauffeur de bateau.

Ohhhhhhhhh!

Vous allez vous ramasser dans les quenouilles les filles!

Parce qu’on va se le dire, le tit verre de bière revenait vraiment rapidement. Je pense qu’on a bu l’équivalent d’une bière chacun et 4 shooters, et tout cela à l’intérieur de 30 minutes.

Il a fallu user de stratégies.
Un verre de bière, une rasade d’eau.

Mais après autant d’exercice, même l’eau ne faisait plus effet.

Il est quelle heure pour que je sois pompette comme ça? Ahhhh oui, 14h.

Après ça, on a essayé de manger du riz et même des bananes.

N’importe quoi pour essayer de faire diminuer notre taux d’alcool.

Parce que, on ne comprend pas pourquoi, nous, on est encore au village. Et les verres continuent d’arriver.

Il y a d’autres touristes qui arrivent et repartent et nous, on est toujours là.

Et même notre guide s’est mis de la partie et il est allé acheter d’autres bières.

J’aimerais ne pas vomir pendant la « croisière » du retour svp.

Le guide de Caroline et Camille lui, a décidé de partir. On ne sait pas où.

« You stay.»

Les deux filles étaient donc vraiment contentes qu’on reste avec eux.

Et alors, qu’on essayait de comprendre pourquoi on ne partait pas, il s’est mis à pleuvoir.

« If raining, river dangerous.»

Il faut dire qu’il pleuvait des torrents et qu’il y avait des éclairs.

Tout ce qui était poussiéreux a fini en bouette.

Et pour passer le temps, et il y a eu d’autres bières.vOn essayait de ralentir de le rythme pour calmer le débit de boisson. Mais on se faisait interpeller par la police du verre.

Et moi, je ne peux plus m’empêcher de rire. Plus j’analyse la situation, plus je ris.

On est pris dans un village boueux parce que nos guides voulaient continuer de boire et là, il faut attendre qu’il arrête de pleuvoir sinon, on dort là. Avec les poulets. Mais ce n’est pas grave parce qu’on est «coooocktaiiiil.»

Comme par miracle, après ce qui nous semble être la 12e grosse bière et un 2L de Lao-Lao en 2h, il y a eu une éclaircie.

Le guide de Camille et Caroline est réapparu comme par magie.
Il était aller faire un petit somme pour cuver son alcool. Avec les poulets? Ça, on ne l’a pas su.

On aurait vraiment voulu faire un petit arrêt pipi avant de partir sauf qu’un Laotien était en train de se vomir les tripes.
Je vous les dit, ça picole intensivement au Laos.

Nous leur avons crié Korp Jai en ramassant nos affaires personnelles le plus rapidement possible, juste au cas où il se remettrait à pleuvoir qu’on doivent faire dodo avec les poules.

La quantité de bouette que avons ramener à bord du bateau était impressionnante. Presque autant que les plonges que nous avons failli prendre grâce à la combinaison Lao-lao, escaliers inégales en glaises et planches de bois en guise de pont.

Même le retour à la maison a été chaotique.

Il a fallu faire un arrêt pipi-en-forêt, un remorquage de bateau qui a fini par nous asperger et nous avons fini dans les quenouilles parce que l’hélice du bateau a décidé de prendre des vacances. Finalement, notre chauffeur aura enlever un clou d’un banc (peut-être le seul qui le tenait en place) pour le remettre sur l’hélice et le tour était joué. Tout simplement.

Maiiiiis, quand nous sommes arrivés, nous avons pu prendre une douche chaude…. entrecoupée de panne de courant.

Hey qu’on a bien dormi.

Valérie – la mangeuse de biquette et Maxime – la terreur du Lao-Lao

Un petit peu de chèvre?
Bateau en panne...

3 Comments

  1. Mom
    2017-04-14 at 18 h 58 min · Répondre

    Vous avez vraiment des estomacs fait fort! Beurk! Pour le Lao lao! Ce sont des gens très conviviale!

  2. Paul et Lise
    2017-04-14 at 18 h 58 min · Répondre

    Très belle aventure Laos comme nous les aimons,
    À quel village étiez vous ?
    Tu nous fait revivre plein de souvenir …..
    Xxx

  3. Danielle Mayer
    2017-04-15 at 11 h 45 min · Répondre

    Wow! C’est fou comme l’essentiel est au rendez-vous. Belles rencontres, de la bouffe et de la bière avec 1 verre pour tout le monde et voilà. C’ est ça la vraie vie. Ils se fou des nappes pis de la vaisselle, l’important c’est la rencontre, l’échange. On a beaucoup à apprendre d’eux. Je les envie.

    Je vous aime

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *