Avr 14

Happy Wet New Year!

Nous sommes présentement en plein dans le coeur des festivités du Nouvel An.

C’était d’ailleurs quelque peu un stress d’être à Luang Prabang à temps pour prendre notre avion. J’avais entendu des histoires d’absence d’autobus pendant 3 jours et de ne plus trouver de chambre d’hôtel de libre.

Mais nous y sommes. Avec les quelques inconvénients que ça apporte.

Tout d’abord, certains monument ont des heures d’ouverture modifiées voir sont carrément fermés.

C’est donc pour cela que nous nous sommes gavés de nos oeufs et que nous avons pris illico la direction du Musée du Palais Royal. Nous n’avons pas pu prendre de photo à l’intérieur mais nous y avons vu l’ancienne demeure des défunts rois et reines. Et on ne parle pas de palais datant du 13e siècle.

Nope.
Il a été construit en 1904 et on y reconnait bien l’inspiration de l’architecture française. Nous avons vu les chambres du roi et de la reine (ils faisaient chambre à part!) qui sont, ma foi, décorées d’une manière très épurée! Presque modeste!

Bon, la chambre du roi était plus grand que notre condo et l’armoire pour le linge devait bien mesurée trois mètre, mais je vous le jure, c’était très simple! Hihihihi!

Je crois que leur force, c’était le soucis du détail. Les broderies que les reines portaient étaient vraiment si fines, toutes travaillées avec de l’or.
Et nous avons même pu voir la collection de voiture du roi.
Des Lincoln Continental blanches.

La soleil a commencé à se montrer le bout du nez alors que nous avons traversé la rue pour monter le Mont Phousi en haut duquel se trouve une magnifique vue en 360 degrés de toute la ville.

Mais là, j’avais chaud. Très chaud.

Il faut dire que j’avais un chandail qui me couvrait tous les avants-bras et mes leggings qui m’arrivaient au genoux. Il fallait que je dois décente pour entrer dans le musée tsé.
Mais là, j’avais beaucoup trop chaud.

Alors, nous sommes retourné à notre chambre pour que je puisse m’enlever une couche.

Et le nouvel an a commencé drette là.
Pour eux, se nettoyer enlève toutes les impuretés et permet un bon renouveau pour l’année à venir.

Alors on lave tout. Les bouddhas, les maisons et les gens qui se promènent dans la rue.

Les familles se rassemblent, mettent de la musique dans le tapis et la bière coule à flot pendant qu’on arrose tout le monde avec des fusils et des chaudière d’eau. La ville devient une giga bataille d’eau.

Il y a deux choix. Soit du chiale parce que tu es mouillé ainsi que ton téléphone ou tu laisses tout à la maison et tu participes.

Où on en était déjà? Ah oui, le retour au guesthouse avec notre appareil-photo et toutes nos possessions.

Nous avons évité quelques attaques en changeant de côté du rue mais on savait qu’on allait finir par y goûter.
Et vu que Maxime avait l’appareil-photo dans le cou, il s’est dit que je devais me sacrifier pour l’équipe.

Il a fait signe aux batailleux d’eau de me prendre pour cible pendant qu’il courait se mettre à l’abri.

J’ai passé de sec à je viens de prendre une douche toute habillée en l’espace de 2 secondes.

C’est en laissant des traces d’eau partout sur mon passage que je suis allée me changer.

Nous avons décidé de partir uniquement avec notre caméra étanche et une petite somme d’argent pour aller faire le tour de la ville que nous n’avions pas encore fait.

On s’est dit que de marcher sur le bord de l’eau serait plus tranquille. Ha ha ha!

À chaque coin de rue, il y avait une différente équipe prête à nous arroser.

J’ai soudainement senti une chaudière se verser sur ma tête. Je me suis virée et j’ai vu que c’était Maxime le coupable.

Les hostilités ont débuté à ce moment….et ont duré 5h.

Le clan des jaunes (la couleur de leur chandail!) nous a acceptés. L’hospitalité Laotienne pour vrai…. incroyable!

Le grand-père qui remplit les grosses bassines d’eau pendant que le plus jeune apprend le fonctionnement du fusil à eau dans les bras de sa mère. Il y a la tante qui se fait un plaisir fou d’arroser les gens dans les tuk tuks et qui doit prendre une pause parce qu’elle rit trop fort.

Et pendant ce temps, la gestionnaire du verre vient nous voir à tous les 15 minutes pour qu’on aille notre shooter de bière.

Nous avons dansé sous l’eau qui fusait de partout. Nous avons attaqué un nombre incroyable de touriste.

Nous avons même reçu des belles marques de farine dans le visage. J’ai du recevoir 150 chaudières d’eau par la tête et ceci n’est même pas une exagération.

Une bataille d’eau qui dure des heures…. vous imaginez? A un certain point, de toute façon, on ne peut pas être plus mouillé.

L’argent que j’ai donné pour l’achat de mes brochettes dégoulinait d’eau. Et la madame l’a accepté en riant!

Le seul problème, c’est que la crème solaire n’a pas eu le temps de pénétrer dans la peau.

On est pas rouge, on est homard. Et humide. Très humide.

Valérie et Maxime – les water fighters!

2 Comments

  1. Mom
    2017-04-15 at 6 h 55 min · Répondre

    Wow! Belle coutume de fête la nouvelle année!

  2. Danielle Mayer
    2017-04-15 at 12 h 09 min · Répondre

    Je suis certaine qu’avoir été là je n’aurais réussi qu’à rire comme une folle les genoux ben mous.

    Je vous aime

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