Avr 17
_DSC2214 - Edited

Cat Ba: Finale

Dernière journée à Cat Ba.

Au menu aujourd’hui, visite du parc national et de l’ Hospital cave.

Il faut revenir relativement tôt car Allan doit prendre son bus pour Hanoi à 14h et nous à 16h.

Oh no! Déjà des aurevoirs.
Je sais, ça fait pas longtemps que je connais les deux mais quand tu passes presque 24h sur 24h ensemble, ça crée des liens vitesse grand V.

Nous ne sommes même pas encore séparés et j’ai déjà le coeur gros.

Mais bon, avant de se dire adieu, il fallait toujours ben faire un peu de sportivité!
C’est donc avec nos chandails en sèche-vite (mais malheureusement, ils ne sont pas en pue-pas) que nous avons attaqué le parc national.
Un beau sentier qui zizague dans la jungle.
On entend les singes, il y a des traverses de papillon et il y a des lianes un peu partout.
Les bébittes gueulent pour se reproduire et l’humidité est à son comble.
Je n’ai pas trouvé l’enclos des brontosaures… je pense qu’ils sont sur une autre île.

Il fait chaud en mautadine et j’ai l’eau qui me pisse dans le dos. Dans le fond, ça fait pas vraiment changement de d’habitudes. J’arrive jamais à rester propre et non-collante plus que 15 minutes en sortant de la douche.

Un des principales attrait du parc nationale, c’est la possibilité d’avoir une vue incroyable sur les montagnes.
Et qui dit vue incroyable implique nécessairement monter des marches jusqu’à temps que tes cuisses te lâchent. Mon activité préférée!!! Not!

Mais nous avons tout de même commencé l’ascension avec nos bouteilles d’eau et des petites biscottes pour nous donner du courage (c’est important les collations bon!).

Et Allan et ses grandes pattes (il fait 6 pieds 3 quand même) est toujours en avant, même pas essouflé en fumant des cigarettes. Il me rappelle une autre sportive qui s’ignore.

Il a fallu que j’essuie mes bras parce que les coulisses de sueurs rendaient mes mains glissantes et c’était dangereux quand je voulais tenir la rampe. Ouep. Je suis aussi dégueulasse que ça.
Après un facile 45 minutes de montée sans trop se donner de break, parce que tsé, on est des athlètes de niveau inférieur, nous sommes arrivés au sommet.
Ah ouais, c’est effectivement une vue magnifique.
C’est même plutôt malade.
Pleins de pics de montagnes et du vert à perte de vue. On ne sent même pas sur une île en fait. On voit pas la mer ni les maisons.
C’est juste de la jungle ou presque.
Petite gorgée d’eau, craquelins, 2-3 photos, il va bien falloir descendre. On s’en sort jamais de cette partie-là.

Nous avons descendu de la montagne le vent dans les cheveux en espérant que notre accélération allait nous faire sécher un peu. L’hypothèse était valable, mais comme j’ai pu le constater à maintes reprises dont une fois au Mexique où quelqu’un essayait de se faire sécher post-bain-de-minuit en courant sur la plage nu comme un ver (je ne nommerai pas de nom), ça ne fonctionne pas.
Notre coulis de sueur ne nous a pas empêcher d’aller visiter l’Hospital Cave ou la caverne hôpital en traduction libre.
Pendant la guerre contre les Américains, les Vietnamiens avaient besoin d’un endroit où ils pouvaient soigner leurs blessés sans danger de se faire bombarder.
Quoi de mieux qu’une caverne? Ben rien. C’est parfait comme ça.
Ils ont donc aménager l’intérieur et construit l’hopital DANS la caverne.
Pas deux-trois lits sur le sol là! Et bien non, une dizaine de chambre et une piscine et même une salle de cinéma, le tout, sur trois étages et séparés par des murs de béton. Si futés ces Vietnamiens!

Bon. C’est l’heure de rentrer.
Nous aurons le temps d’aller manger nos derniers fruits de mer si savoureux avant de se diriger vers l’arrêt d’autobus. Nous avons tout de même 12h de transport qui nous attendent.

Première étape: un autobus pour traverser l’île.
Presque rendu à destination, l’autobus s’est mis à faire un drôle de bruit et à vibrer un peu plus.
Ohh nooooo.
On se regarde tous. On croise les doigts. Le chauffeur sort même dehors voir l’étendue des dégâts.
Après quelques minutes qui semble interminables, il retourne dans l’autobus et se remet en marche, mais plus tranquillement. Nous arrivons presque synchronisé avec le traversier.
Il s’en est fallu de peu tout de même.

Le traversier, c’est pas juste pour les touristes. C’est pour les locaux qui veulent se déplacer avec leurs motos. C’est donc pour cela que le petit bateau se fait remplir de motos, toute bien cordées pour en rentrer le plus possible. Et ensuite, monte les humains. Et quand la cabine fût bien pleine mais qu’il restait encore du monde à l’extérieur , la logique a voulu qu’on aille s’assoir sur les motos pour la durée de la traversée. Ahhh ouais. Seulement en Asie han!

Quand tu as joué à Tetris pour rentrer le tout, que le bateau part qu’après 5 minutes, il se met à faire un drôle de bruit, qu’il arrête, et que les matelots veulent aller dans la cale, alors là, il faut jouer à Rush Hour.
Pour vrai, c’était d’un ridicule.
Il fallait déplacer les motos pour avoir accès aux moteurs, alors, bouge les gens sur les motos, tasse une moto sur l’autre, déplace une boîte en carton, pousse le sac rempli d’huîtres, fait tenir le balais et la moppe par quelqu’un sinon ça bloque.
Et pendant tout ce temps, nous partons traaaaanquillement à la dérive.

Une personne que j’adore m’a déjà dit: Quand une situation devient vraiment de la merde, dis-toi que ce sont les meilleurs histoires à raconter.
Le potentiel à anecdote fantastique est en train de s’accumulé sous mes yeux.

Mais au moins, je me dis que si jamais je reste prise debout dans les marches qui mènent à la cabine, collée sur 2 touristes, un bidon de gaz et la roue de scooters dangereusement prête à m’écraser les orteils, j’ai en masse de bouffe dans mon sac à dos pour survivre une nuit. Et j’ai mon pyjama si jamais il faut que je me garde au chaud. Et Max a un couteau suisse et sa flashlight.
Et là, ça vrille dans ma tête et ça me fait rire parce que je sais très certainement qu’il n’y aura pas assez de veste de sauvetage pour tout le monde mais qu’au moins, vu que je suis accotée dessus, je devrais avoir le temps d’en prendre deux avant que la panique s’installe. Faut juste pas que la moto me tombe dessus.
Alors que j’étais en train de calculer les rations de biscuits Oréo et de Pringles pour survivre une nuit en mer, un 2e bateau est arrivé, à donner un petit lift au traversier, ce qui a magiquement inspiré le moteur qui s’est remis en marche.
Je peux donc me claquer une rangée d’Oréo sans craindre une famine future. Yessssss.
Nous allons nous rendre au port.
Ce sont ses petits moments en voyage qui nous font apprécier encore plus ce que nous avons à la maison.
Notre bus nous a même attendu !
Nous avons réussi à mettre tout nos bagages de peine et de misère dans le bus et boooom, nous étions en route vers le Nord. Un arrêt à Hanoi pour se remplir de bedon de nourriture un peu plus consistente que des grignotines et nous embarqions notre sompteux lit mobile. Ahhhh la joie des sleeping bus quand tu as 10 cm de jambes de trop.
Mais hey!
C’était rapide, c’était efficace et c’était pas cher!

Direction Sapa juste à temps pour ma fête.

-Max et Valou, le capitaine, le millionaire, son épouse, la jolie star, et leurs amis sur l’île de Gilligaaaaaan!

3 Comments

  1. Tremblay et Leblanc
    2016-04-18 at 18 h 03 min · Répondre

    Bonjour à vous deux ,

    Ce message est pour toi Val: chúc mừng sinh nhật🎉🎉🍻
    Profitez pleinement des journées qu’il vous restent!!

    On vous aime xxxxx
    Papa et Suzanne

  2. Mom
    2016-04-18 at 18 h 59 min · Répondre

    Bonne fête ma belle Val, je sais ta fête sera terminer quand tu l’iras se message, mais rien t’empêche de fêter plusieurs jours! Garde en mémoire toute ses belles aventures et ensuite tu pourras écrire un livre d’aventure de Max et Valou, qui sait!! Ton écriture me fait rire😀 A bientot, gros bisous xxx

  3. lucie
    2016-04-24 at 9 h 06 min · Répondre

    Ahhhhhhhh
    Vous deviez vous sentir au bout du monde, je te comprends de chercher les dinos
    Marraine

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *